Atelier « washi » avec Chiaki Morita 森田千晶

par aAlex
Par un beau jour de Mai, nous sommes partis avec notre ami Akinori Oishi, pour la ville de Sakado, dans la préfecture de Saitama ( environ 1h en train depuis Tokyo ).

Nous avons rendez-vous avec l’artiste Chiaki Morita ( 森田千晶 ) pour fabriquer du papier traditionnel japonais : le washi.

Chiaki vit et travaille dans un atelier perdu au milieu des champs et des potagers : l’Atelier Senrowaki. Mais dans son jardin, Chiaki ne cultive pas tout à fait des choux, des carottes et des edamame comme ses voisins… Elle fait pousser des plants de mûrier à papier ( kouzo 楮 )

Une fois récoltées, elle fait tremper les plantes dans l’eau, les fait bouillir à plusieurs reprises pour les assouplir, trie les impuretés

… puis bat et cisaille le tout  jusqu’à obtenir des fibres blanches : la pulpe de papier. ( Je résume beaucoup, car en réalité, cette étape nécessite déjà plusieurs jours de travail ! )

 

Elle fabrique aussi elle-même, à partir de racines, une sorte de colle ( le « neri » ) qui permettra aux fibres de tenir ensemble lors du séchage du papier. Du papier 100% végétal ! Un boulot de dingue !

Après tout ces préparatifs, l’étape de création des feuilles de papier peut commencer.
Et c’est également ici que commence notre workshop : nous allons faire du papier avec un motif en filigrane, il faut donc faire 2 couches de papier.

Dans une grande cuve, les fibres de papier sont mélangées à de l’eau et un peu de colle « neri ».
On recueille de l’eau chargée en fibres dans un cadre ( le « suki-geta » ) et on agite le tout pour faire se déposer les fibres le plus régulièrement possible sur un écran de bambou.

La première couche de papier « uni » est déposée sur un tissu humide ( trop facile ! )

Deuxième couche : sur l’écran de bambou, on a ajouté le motif en adhésif découpé  ( Hé oui, je maitrise parfaitement la technique, pendant qu’Alex galère avec son cadre, haha ! )

La deuxième couche de fibres est déposée par dessus la précédente : le motif en noir apparaitra en filigrane dans la feuille.

… puis on soulève doucement, sans déchirer la fine couche de fibres humides et sans abimer le motif ( Là j’ai eu besoin de l’aide de Chiaki Sensei  ^__^ )

On recommence ensuite l’opération pour faire plusieurs feuilles ( Oui, bon, ok… je n’ai pas réussi à tout les coups, il faut quand même avoir un sacré coup de main pour faire de belles feuilles fines et régulières… )

Il ne reste plus qu’à laisser le papier sécher, et un jour plus tard : TADAM ! Voilà le résulat !

:love:
Merci pour tout, Chiaki !
千晶先生 ありがとうございました!

Pour découvrir son travail, tout en jolies matières et en finesse : Le site de Chiaki Morita.

。。。。。。。

Et pour en savoir plus sur le Washi :
– De très bons articles sur le site Chiyogami touch :
Avoir la fibre ou pas
et Atelier Kami-suki
Un reportage en images sur le travail d’Ichibei Iwano, un maitre Washi qui a été déclaré « Trésor National vivant » du Japon ( rien que ça ! )

 

Réagir

:bye: 
:good: 
:negative: 
:scratch: 
:wacko: 
:yahoo: 
B-) 
:heart: 
:rose: 
:-) 
:whistle: 
:yes: 
:cry: 
:mail: 
:-( 
:unsure: 
;-) 
8-O 
°O° 
8-D 
O_O 
:blurp: 
;) 
-_- 
:(( 
s-D 
:-p 
8) 
-_^ 
:savant: 
:savant2: 
:love: 
:) 
:-) 
:( 
:victory: 
 

Ça peut aussi vous intéresser

popup_site_editions

Du soleil levant
dans ta boite mail !

Pour ne rien rater de nos actualités, nouveaux livres, dédicaces…
abonnez-vous ci-dessous.