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Mardi 15 fév | 2011

Qui sont ces rapaces qui tournent au-dessus de nos têtes ?

par

Édition spéciale ! Aujourd’hui, en guest-star sur Issekinicho, un Écureuil volant vous raconte une charmante histoire avec une île, des plages, des surfeurs et une terrifiante menace qui plane…
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Rien de tel le week-end que de passer la journée au bord de la mer, tranquillement, pour fuir le bruit et la fureur de Tôkyô. Enoshima 江ノ島 a ainsi l’avantage d’être suffisamment proche pour y parvenir sans avoir à passer des heures dans les transports et c’est accessoirement joli : de grandes plages un peu bétonnées mais pas trop, avec des surfeurs qui font semblant d’être super forts alors que les vagues sont toutes petites, et surtout une petite île contenant des sanctuaires et des écureuils. Évidemment, sur le papier, ça semble paradisiaque, mais c’était sans compter sur LES RAPACES ( annonce accompagnée de coups brusques donnés sur les touches les plus graves du piano ).

Après être sortis du train, on a commencé par aller dans le premier kombini venu pour acheter notre futur petit-déjeuner, qu’on était bien décidés à prendre sur l’île. Pendant qu’on franchissait le pont qui mène à Enoshima, on a senti comme une présence qui planait au-dessus de nous. Forts de notre récente expérience de la veille, on savait déjà que ce qui tournoyait au-dessus de nos têtes n’était ni une mouette, ni un goéland, mais plutôt une terrible et redoutable buse. Oui, oui, le gros rapace aux serres d’acier qui dévore les agneaux égarés dans les Pyrénées. Habituées aux faibles promeneurs d’Enoshima, les buses repèrent rapidement les sacs en plastique du kombini et attendent de se jeter sur leurs proies ensachées ; au choix, petit pain fourré au curry ou mochi à la fraise ( ça peut paraître triste d’en arriver là, mais dans un sens, c’est assez beau cette adaptation du comportement alimentaire face aux bouleversements du milieu ).

Là, il y a de quoi se poser sérieusement des questions. Au Japon, on est hyper protecteur avec les gens, au point de considérer généralement qu’ils sont aussi dégourdis qu’un enfant de 6 ans : par exemple, on installe des panneaux pour prévenir de faire attention quand on prend un escalator et qu’on porte des tongs afin de ne pas se faire mal, ou alors on paie cinq types avec des bâtons lumineux pour faire la circulation autour d’un trou de 30 cm de diamètre, ou encore on indique sur les yaourts de prendre soin de ne pas éclabousser sa chemise en les ouvrant, et même, le chauffeur de mon train la semaine dernière a fait un appel au micro pour rappeler à tous les passagers qu’il faisait froid dehors et qu’il ne fallait pas oublier de mettre son écharpe avant de sortir (c’est malheureusement véridique).
Mais par contre, des buses qui rôdent au-dessus d’une plage en attendant de plonger sur celui qui ne s’y attendra pas pour lui voler son sandwich, ça n’est pas digne d’être indiqué (c’est pourtant assez dangereux, une buse qui plonge).

Finalement, après avoir mangé notre petit-déjeuner en surveillant les alentours entre chaque bouchée comme une bande de petits suricates apeurés, et visité l’île, on a pris le chemin du retour, vers la plage. En faisant un peu plus attention, on a vu cette fois-ci les panneaux indiquant les féroces rapaces des airs, qui précisent que les buses attaquent par derrière avec leurs serres acérées dans le but de voler de la nourriture.
Il y a d’ailleurs comme une confusion sur ces rapaces : on s’était dit que c’étaient des buses ; le texte japonais parle de milans noirs même si je les trouve un peu gros pour des milans ; et la traduction anglaise en fait des faucons, que je trouve là aussi un peu gros. On va donc rester sur notre première idée des buses mangeuses de gâteaux, beaucoup plus convaincante.

Mais le mieux, ça a sûrement été le retour sur la plage. Il y avait un rassemblement de karatékas en herbe (autour de 6-12 ans), probablement une sorte de rencontres inter-clubs de la région. Comme c’était l’heure de la pause déjeuner, la petite centaine de gamins mangeait sur la plage leur soupe, leurs sandwichs, leurs yakisoba ou des saucisses du barbecue géant allumé pour l’occasion. Avec une trentaine de buses qui leur tournaient autour en se demandant à qui elles allaient bien pouvoir piquer le contenu de son assiette, en donnant pourquoi pas au passage un coup de bec ou un coup de serres (sur la photo, chaque point noir dans le ciel, c’est une buse qui hésite : « J’y vais, j’y vais pas »).
Moi, tout ça me semble quand même un poil plus terrifiant qu’une simple tong coincée dans un escalator.
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Ceci étant un échange bloguesque, une note d’Issekinicho est publiée aujourd’hui même sur le blog de l’Écureuil volant dans l’espace ( Toute cette interactivité, n’est-ce pas merveilleux ? )

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Lundi 14 fév | 2011

Hautes-perchées

par

C’était la petite note « psychologie de comptoir » du lundi matin…
N’empêche, ça reste un grand mystère pour moi : comment font-elles pour gambader pendant des heures dans les rues de Tokyo avec 10 cm – ou plus – de talons ? O_o

Et sans transition, rien à voir, mais il y a par là-bas un concours qu’il est bien cool ( que je serais vous, je participerais parcqu’il y a quand même des lots super-kawaii-nippons-sugoïïï à gagner )

6 commentaires
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